Gestion des systèmes solaires photovoltaïques : l’IUCN forme des jeunes du milieu rural

L’Union international pour la conservation de la nature, à travers le projet « Créer des terres d’opportunités : transformer les moyens de subsistance par la restauration des paysages au Sahel (LOGMe) », a formé 14 jeunes des régions du Centre-sud et le Centre-Est du Burkina Faso sur la maintenance et la gestion efficace des systèmes solaires photovoltaïques en milieu rural.

Par Frank POUGBILA

Venus de Bittou, Zabré, Zoaga, Gogo, Gon-Boussougou, Ziou et Tiébélé, toutes des communes des régions du Centre-Est et Centre-Sud du Burkina Faso, 14 jeunes ont entamé une formation de quatre jours sur la maintenance et la gestion efficace des systèmes solaires photovoltaïques en milieu rural. Ils se sont réunis à Tiébélé, le mardi 21 mai 2024. L’objectif de la formation est de transmettre aux participants les connaissances théoriques et pratiques nécessaires pour assurer le suivi, l’entretien et la maintenance efficace des systèmes solaires photovoltaïques mis en place dans le cadre du projet LOGMe. Autrement, il s’agit d’initier les acteurs locaux à la technologie solaire photovoltaïque et ses domaines d’applications, les initier aux techniques de dimensionnement et d’installations des systèmes solaires domestiques, commerciale et des systèmes de pompages. Cette formation vise aussi à apprendre aux acteurs locaux à mettre en œuvre un programme d’entretien préventif et curatif des systèmes solaires photovoltaïques.

Le président de la Délégation spéciale de Tiébélé, Aimé Gué (au milieu) a ouvert les travaux.

A l’ouverture de la formation, le chargé de projet à l’UICN, Bassourou Boyla a invité les bénéficiaires à une assiduité sans précédente afin de comprendre la technologie photovoltaïque, de mieux dimensionner, installer et dépanner des systèmes solaires domestiques, commercial et les pompages solaires offerts dans le cadre du projet mais aussi d’autres installations existantes dans les différentes communes.

Pour lui, cette formation intervient après que l’UICN ait mis en œuvre le projet LOGMe avec des interventions comme l’instauration des villages climato-intelligents pour réduire les changements climatiques. Une étude a été réalisée et il est ressorti que les acteurs des villages climato-intelligents ont besoin de renforcement de capacités en matière de gestion et maintenance du systèmes solaires.

Des réalisations du projet…

« Cette formation va pallier les difficultés techniques liées à l’exploitation des infrastructures notamment des forages équipés de systèmes solaires, des réverbères solaires, des unités de production et de transformation base d’énergie solaire photovoltaïque installés au profit des coopératives et groupements des communes d’intervention du projet », selon monsieur Boyla. Il ajoute que cette activité va améliorer le moyen de subsistance des acteurs locaux et lutter contre la dégradation des paysages.

Bassourou Boyla , chargé de Projet de l’UICN, invite les apprenants à plus d’assiduité.

Faut-il rappeler que le Burkina dispose d’une importante nappe phréatique et d’un fort potentiel en gisement solaire estime à près de 2000 heures d’ensoleillement l’année. Pour le formateur Aboubakar Minougou, cette formation se déroule en phase théorique suivie de la pratique sur le montage et de dépannage des systèmes solaires sur des plateformes de travaux pratiques qui seront acquis dans le cadre de cette activité. Une réalisation d’un cas d’exemples sur un site déjà exploité sera faite.

Le formateur Aboubakar Minougou se charge de la formation des 14 jeunes.

Les jeunes formés vont démonter et réinstaller un système de pompage solaire dans la localité de Tiébélé. Une manière de permettre aux apprenants de toucher du doigt les réalités du terrain. « Les apprenants sont déjà des techniciens. C’est un renforcement de capacités sur la maintenance car l’un des défis des systèmes solaires est le maintien même si l’on ne doit occulter la qualité du matériel », a expliqué le formateur.

Le Président de la délégation spéciale (PDS) de Tiébélé, Aimé Gué a souhaité la bienvenue dans sa commune. En l’écouter, face à l’urgence climatique, les paysages sont bouleversés, non seulement par les actions de l’homme mais aussi des faits naturels lies au climat. Ces effets ont agi sur les communautés. Il est donc urgent de combattre la désertification, restaurer les terres et les sols pour parvenir à un monde sans terre dégradée d’ici 2030.  Comme solution, fait savoir le PDS de Tiébélé, le Burkina mise sur les énergies renouvelables en vue d’accroitre leurs accès à l’énergie sans pollution.  « La politique sectorielle de l’énergie (2014-2025) du Ministère en charge de l’énergie de 2013 veut accroitre de 50% la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique du Burkina Faso a l’horizon 2025 », dit-il.

14 jeunes seront formés…

Un rappel sur lequel monsieur Gué s’appuie pour inviter les apprenants à suivre avec un grand intérêt la formation afin d’une meilleur appropriation des concepts qui seront développés. Le PDS de Tiébélé traduit la reconnaissance de sa commune a l’UICN pour son assistance technique mais aussi à la Convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification et le Gouvernement Italien qui ont accompagner financièrement la mise en œuvre du projet.

Le projet LOGMe est exécuté en partenariat avec le Secrétariat permanent du Conseil national pour le développement durable, l’Institut de l’environnement et de recherche agricoles et le Conseil africain pour le développement durable.

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