Foire internationale de l’arbre de Ouagadougou : « Pourquoi ne pas construire aussi des Bangr-wéogo pour encadrer la ville de Ouagadougou ? », Abraham Soubeiga

Combattre la désertification en promouvant la protection de la verdure. C’est l’objectif de la Foire internationale de l’arbre de Ouagadougou, qui s’est tenue du 30 juillet au 1er aout 2021 dans la capitale Burkinabè. Des exposants se sont exprimés à l’occasion.

De Frank Pougbila

Malgré la pluie qui s’est abattue sur la capitale Burkinabè, le samedi 31juillet 2021, la Foire internationale de l’arbre de Ouagadougou a tenu ses promesses. Des exposants venus de divers horizons ont présentés au public leur savoir-faire.

C’est le cas de Irène Tapsoba, promotrice de la société de production Eat Bio. Cette structure est dans la production et la commercialisation des produits biologiques. L’on retrouve des jus aromatisés, des épices et semences organiques.

Le Basilic est la base de Eat bio. « Il est utilisé pour faire des épices, infusions, aromatisé des jus afin de mettre en valeur, car il pousse de façon sauvage au Burkina », c’est la raison donnée par Madame Tapsoba.

Elle dit que le basilic est moins cher et thérapeutique. C’est pour quoi, elle compte pousser les populations à l’abandon des cubes maggi et profiter de ce que la terre donne de façon généreuse. La foire a été une occasion pour la promotrice de Eat Bio de nouer des contacts.

Saidou Ouédraogo évolue dans la pharmacopée. Il évolue dans l’activité, il y a plus de 40 ans. Il soigne plusieurs maladies dont le paludisme. Le manque d’assainissement est la cause principale du paludisme, selon monsieur Ouédraogo.

Dans les maisons, l’eau est déversée sans précaution. Les faussés ne sont pas vidés. Ce qui donne lieu à la présence des moustiques qui causent le paludisme. Il dit avoir du remède qui pour cette maladie, cependant, il reconnait que le seul remède au paludisme reste l’assainissement des lieux.

FIAO Bangr-wéogo Burkina
Saidou Ouédraogo évolue dans la médecine traditionnelle.

Plus de 20 ans que Mamadi Ilboudo est pépiniériste. Il dit éprouver de l’amour pour les arbres. « Ce sont les arbres qui donnent la pluie. C’est l’essence de la vie. Nous invitons les populations à planter », explique-t-il.

Les difficultés sont énormes et il interpelle les autorités pour qu’elles viennent en aide. Il cite l’accès difficile en eau et leurs installations qui ne sont pas aménagées. Abraham Soubeiga est venue se procurer un arbre.

Tant qu’on capable, il faut protéger la nature, en général et les arbres, en particulier. C’est la quintessence du message de M. Soubeiga. En protégeant les arbres, c’est la vie que l’on protège. Ainsi, il note que c’est un devoir de laisser une verdure à la postérité.

« Sans l’arbre, il n’y aura pas de vie sur terre. Si nous protégeons les arbres, c’est nous même que nous protégeons. C’est la vie que nous protégeons. J’invite nous que le désert est en train de rattraper à faire barrière en faisant des plantations », ajoute-t-il.

M. Soubeiga est convaincu que la solution viendra des autorités. C’est à eux, fait-il savoir, de définir une politique de protection de l’environnement et sa mise en œuvre. « Bangr-wéogo représente beaucoup pour Ouagadougou.

On construit des échangeurs dans le pays. Pourquoi ne pas construire aussi des Bangr-wéogo pour encadrer la ville de Ouagadougou ? Ceux qui sont à l’Est auront leur Bangr-wéogo, ceux de l’ouest auront également leur Bangr-wéogo, ceux du nord comme ceux du sud auront pour eux aussi », souhaite M. Soubeiga.

Il se désole que les populations puissent préférer parceller tout pour en faire des domiciles et l’on soit étonné de la poussière et de la chaleur de Ouagadougou.

« Les réserves sont même occupées. S’il y a eu Bangr-wéogo, c’est parce que des gens se sont engagés. Actuellement, on profite sans en retour faire quelque chose. Le ton doit être élevé », regrette le client.

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