Environnement : le mouvement Femina plaide pour une justice climatique

Le mouvement Femina Burkina FASO a organisé un atelier de sensibilisation et de plaidoyer sur la justice climatique, en partenariat avec Africans Rising et le média en ligne Info Nature. L’événement, qui s’est tenu dans la capitale burkinabè, a réuni une centaine de jeunes venus de plusieurs régions du pays.

De Noé Bassolé

Face aux effets déjà visibles du changement climatique au Burkina Faso, le mouvement Femina entend faire entendre la voix des jeunes pour exiger une véritable justice climatique. Pour ce faire, il a convié des participants à échanger, partager leurs expériences et formuler des propositions concrètes.

Des échanges riches autour des menaces et des solutions

Plusieurs communicateurs ont animé des panels suivis de discussions interactives. Emmanuel G. Gouba, journaliste et rédacteur en chef du média Info Nature, a présenté les principales menaces liées au changement climatique, notamment sur la santé, l’agriculture et l’environnement. Il a encouragé les jeunes à devenir des ambassadeurs d’un environnement durable.

Emmanuel G. Gouba, paneliste a felicité le Mouvement Femina pour l’initiative.

Emmanuel Diagbouga, inspecteur de l’environnement QHSSE et enseignant, a quant à lui détaillé les enjeux de la lutte contre le réchauffement climatique et les leviers d’action à l’échelle communautaire.

En complément des communications, les participants ont pris part à une formation pratique sur le plaidoyer climatique, leur permettant d’acquérir des outils pour défendre efficacement des initiatives locales et nationales.

Une déclaration commune des jeunes

Au terme des travaux, les participants ont rédigé et signé une déclaration commune sur le changement climatique, qui sera transmise à Africans Rising et défendue lors de la COP30.

Fatoumata Nayété, coordonnatrice du Mouvement rassure que sa structure continuera à militer pour la justice climatique.

Selon la coordinatrice du mouvement Femina, ce document vise à porter les préoccupations des jeunes burkinabè dans les négociations internationales.

Des participants engagés et inspirés

Pour Alicia Rebecca Yelkouni, étudiante en communication pour le développement et passionnée par les questions environnementales, cette rencontre a été une véritable révélation « J’ai beaucoup appris sur le changement climatique et le plaidoyer. Je repars motivée à sensibiliser d’autres jeunes », a-t-elle confié.

Alicia Yelkouni promet mettre en œuvre les connaissances reçues au profit de la communauté.

Même enthousiasme du côté de Serge Dabiré, membre du Parlement Jeunesse Burkina, venu spécialement de Dano, à 260 km de Ouagadougou « Mes attentes ont été comblées, et même au-delà. Je souhaite que davantage de jeunes rejoignent le mouvement Femina, qui promeut le volontariat. Tout n’est pas question d’argent, il faut aussi s’engager pour les causes nationales », a-t-elle déclaré.

Le mouvement Femina est une structure basée au Burkina Faso qui milite pour l’égalité de genre.